Ville de Dabola : entre chômage et impossibilité de capter la RTG
Les habitants de la préfecture de Dabola commencent à grincer les dents vu la rareté des émissions de la radio nationale dans leur localité. « C’est tout un calvaire pour capter la RTG sur la bande SW » nous a confié un habitant de cette préfecture. C’est à se demander sur quel satellite la RTG fut montée.
La bande FM a disparu depuis des mois. Quant à la radio communautaire de Bissikrima, elle aurait mis les clés sous le paillasson, faute de moyens pour l’entretien technique de la station. Cette radio inaugurée en son temps par Hadja Aissatou Bella Diallo n’est plus qu’un champ de ruine. Et pourtant la ville de Dabola continue de bénéficier d’une bonne desserte en courant électrique : 2 jours sur trois, avec une permanence de 16 heures à 6 heures du matin.
Sur un autre plan, la ville de Dabola connaît une prolifération des motos taxi, souvent source des accidents de la voie publique. Rien d’étonnant au regard du taux de chômage élevé dans la ville : depuis l’arrêt prolongé de l’huilerie de Dabola qui produisait jusqu’à 4 000 litres d’huile d’arachide par jour, nombreux jeunes sont désœuvrés.
Pourtant cette unité industrielle qui produisait en plus de l’huile des éléments destinés au processus de saponification et des tourteaux pour l’élevage aurait pu absorber une grande quantité de chômeurs. Il faut espérer qu’un opérateur économique s’intéresse à cette unité industrielle et la valorise pour le bien des jeunes de la localité.
Auteur: Fassou D Junior
Publiée sur kababachir.com le: 2007-10-08 19:30:31